La situation sécuritaire reste encore précaire dans les régions du nord et du centre du Mali où de nombreux actes de banditisme et de terrorisme sont toujours signalés. L’insécurité sur les principaux axes routiers entrave la circulation des personnes et des biens, l’accès des populations aux services sociaux de base, ainsi que l’accès des humanitaires aux populations vulnérables. Jusqu’en juillet 2016 des affrontements ont opposé des groupes armés signataires de l’accord de paix dans la région de Kidal. Aussi, les conflits inter communautaires notamment dans les régions de Mopti et Ménaka, la présence de groupes radicaux et des actes de terrorisme au centre du pays constituent une menace pour la sécurité des populations. Ensemble, ces facteurs ont conduit au courant de 2016, à de nouveaux mouvements forcés de populations et freiné les intentions de retour de certains anciens déplacés. Ainsi, à la date du 31 août 2016, 33 042 (soit 6 992 ménages) personnes sont encore déplacées à l’intérieur du Mali tandis que 134 811 maliens sont réfugiés dans les pays limitrophes. Par ailleurs, 52 028 rapatriés et 474 231 retournés1 ont été enregistrés depuis le début de la crise en 2012. Selon les résultats du cadre harmonisé2 , l’insécurité alimentaire et nutritionnelle touche 19% de la population malienne soit près de 3,53 millions de personnes (dont 495 000 en situation d’insécurité alimentaire sévère et 3,034,468 en situation d’insécurité alimentaire modérée).

 

Selon les résultats de l’enquête SMART de 2016, les taux de Malnutrition Aigüe Globale (MAG) et de Malnutrition Aigüe Sévère (MAS) sont de 10,7% et 2,1% contre des seuils d’alerte respectifs de 10 et 2% fixés par l’OMS.

 

En outre, le Mali est sujet à de fréquents épisodes de catastrophes naturelles avec 60 0003 personnes à risque d’inondation sur l’ensemble du territoire. En 20164 , plus de 18 000 personnes ont été affectées par les inondations. 

 

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Country: 
Mali